La valeur du
pardon dans le peuple hébreu – le sens du jour de Kippour.
Le pardon
doit être recherché. C’est ce que nous avons fait à l’issue d’un marathon
de 10 jours de repentance, à la recherche de ses propres erreurs, défauts,
manquements et fautes, marathon commencé le jour de l’an hébreu (nous sommes en
5787). Ce marathon se termine par un sprint de 25 heures, le jour de Kippour, jour
de jugement où nous sommes tous notre propre procureur, jugé par un seul
magistrat suprême, qui a un droit de vie ou de mort et dont la décision nous
permet de passer l’année nouvelle. Que nous soyons inscrits dans les différents
livres des bienfaits : de la vie, de la bonne santé, de la satisfaction,
du bonheur ou de l’abondance.
Il n'y a pas de pardon automatique. Nous ne pardonnons personne ce jour.
Nous implorons le pardon. Et pour que ce soit clair, Dieu ne pardonne pas nos offenses
personnelles. Ces offenses, nous ne pourrons en obtenir le pardon en peer-to-peer,
directement aux personnes que nous avons lésées.
Pas de
contrition= pas de pardon!
Le pardon
attendu à l’issue de Kippour ne porte que sur les fautes dont nous n’avons pas
pu demander pardon. Soit que nous ne retrouvions plus les victimes, soit qu’elles
n’existent plus.
Comme Elton
John, je pense que le mot Pardon est le plus dur à prononcer. C’est aussi le
plus beau. Et comme Tracy Chapman, je pense que c’est le plus facile à
exprimer. Je pourrais développer la liste des artistes qui ont disserté sur le
pardon, et même remonter jusqu’aux juristes et aux philosophes. Je n’en ai plus
le temps. Le jugement s’ouvre dans quelques minutes et la clôture de la
procédure se fait à la tombée de cette nuit – premier soir de Kippour-, avec la
requête en annulation de tous nos vœux non-accomplis.
Ce soir– (all)
Heute Abend – (angl) Tonight - (arab)ليلة هادي Laylat Had – (chin) 今晚 Jīn
wǎn – (Créole)
Aswè a - (esp) Esta noche -
(hébreu) הלילה Ha Laïla
– (ital) StaSera – (jap) 今夜 Konya
– (latin) Hic et Nunc – (Malgache) Ritra alina - (pol) Dziś wieczorem – (port) Esta
noite - (rus) Cегодня вечером Segodnya vecherom - je présente donc à
toute ma famille, à tous mes amis, à tous mes clients, à tous mes confrères, à
toutes mes relations, une demande en pardon. Pardon pour les appels ignorés,
pour les dossiers perdus… Pardon pour les regards mal venus, pour les
engueulades déplacées. Pardon pour ne pas m’être mieux fait comprendre, pardon
de n’avoir pas été celui que vous pensiez que j’étais.
En réciprocité je
n’offre aucun pardon qui n’ai été demandé. Je déclare mon affection passionnée
au genre humain. Vous êtes tous merveilleux. Même mes ennemis. Même ceux qui m’ont
combattu et quelquefois vaincu. Tous, sauf une seule famille : celle qui s’inscrit
dans la lignée de ceux qui veulent détruire mon peuple non pas pour ce qu’il
fait mais pour ce qu’il est.
Un voleur, un escroc,
un assassin, peuvent (un jour) obtenir mon pardon s’ils le demandent
sincèrement. Un pardon qui n’oblitère pas la responsabilité. Un pardon qui n’exonère
pas. Un pardon qui n’oublie pas.
Mais ceux qui
recherchent ma destruction de principe, ceux-là n’auront jamais de pardon. Et
il en est de même pour ceux qui n’ont pas demandé pardon à leurs victimes du 7
octobre 2023, quelles aient été tuées de leurs mains, ou qu’elles se soient
suicidées après leur libération. Leurs actes sont impardonnables et ne seront
pas pardonnés. Pour eux je dis que NILI est bon !
Pour les
autres, qui s’inscrivent dans l’humanité, quelle que soit leur nationalité,
leurs revendications, leur religion, je vous dis bonne année et que vos mérites
plaident pour vous en ce jour de jugement. Nous nous reverrons de l’autre côté,
dans 25 heures. Tous inscrits dans les livres de nos mérites.

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