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Le retour du blog du citoyen qui veut participer aux débats
dimanche 12 juillet 2026
2kismokton - blog citoyen: Profession de foi pour un président futur
Profession de foi pour un président futur
Profession de foi pour un président futur
Je ne veux pas d’une France raciste. Je me suis battu contre le racisme, dans les années 80/90. J’étais de toutes les manifs #TouchePasàMonPote.
Mais mon pote m’a trahi. Il m’a
injurié, m’a craché dessus, m’a frappé, puis #monpotematuer…
Alors d’accord. Ce « pote »
ce n’était pas vraiment mon pote, mais l’étranger que je défendais, d’abord
politiquement lorsque j’étais étudiant, puis professionnellement.
Avocat : J’ai assuré la défense de l’étranger
dans mon métier d’avocat depuis les réformes de 1997 jusqu’en 2017. Il fallut
assimiler une réforme de l’ordonnance des étrangers tous les 6 mois, faire des permanences
aux centres de rétention des étrangers, courir dans des commissariats pour rattraper
des clients en cours de régularisation avant qu’ils ne soient envoyé dans les
centres de rétention, organiser mon cabinet avec des consultations ouvertes le
lundi (pour les OQTF du Week-End) et le vendredi (pour celles de la semaine), assurer
les audiences 35bis de Paris et Versailles, contester les refus de délivrance
de titre de séjour lorsqu’un droit au titre de séjour opposable existait… pour
des clients d’afrique subsaharienne (Mali, Mauritanie) d’Irak, d’Egypte, de Chine
ou de Russie ne parlant pas un traitre mot de français. Défi logistique et
linguistique majeur.
Facho ? Je me suis fait traité de facho par
les associations et collectifs de défense des étrangers qui revendiquaient une
régularisation collective quand je défendais les dossiers au cas par cas.
Et puis mon pays s’est retourné,
lentement mais surement, contre les miens. D’abord insidieusement. Un petit
juif frappé par ci, par là, la revendication de l’intifada portée dans les
amphis, des manifestations où les néofachos du GUD laissaient la place aux nazislamistes,
où les manifestations de soutien à Israël étaient parfois interdites en raison
du risque de trouble à l’ordre public causé par les contre-manifestants
violents… Le passage a été long, de La Vieille Taupe d’ultra gauche, aux
groupes nazislamistes. Mais je l’ai recensé. Je n’étais pas le seul.
Territoires perdus ? Puis vint la prise de conscience de
la perte territoriale, la fuite des juifs de Sarcelles et du 93 vers des
quartiers mieux protégés, les assassinats antijuifs revendiqués, les meurtres
au nom d’un dieu prétendument plus puissant (mais c’est le même, pauvre con !).
En 2006 Ilan Halimi capturé, torturé pendant près d’un mois, mutilé et laissé
pour mort parce que juif. Et en 2017 Mme Sarah Halimi défenestrée
en 2017 au cri de Allah Akbar par son voisin, Kobili TRAORE, assassin que la
justice a considéré incapable au moment des faits en raison de son imprégnation
sous stupéfiants (alors que cette imprégnation est habituellement un cas
aggravant). Kobili TRAORE jugé irresponsable
pénalement, et placé en détention médicale. Mais libéré, et rattrapé par la
justice pour vol à main armée avec séquestration en 2026… Kobili TRAORE que j’aurai
pu avoir à défendre, et qui a marqué probablement l’arrêt de mon investissement
professionnel pour cette branche du droit. A tort ou à raison.
Quinquennat Hollande :
Destruction de la France :
Mais aussi les attentats frappant une certaine vision de la France, cette
vision dans laquelle j’ai été élevé : une vision libérale, laïque, joyeuse
et festive. Les attentats antijuifs de l’école de Ozar Hatora de 2012, juste
avant les élections présidentielles qui ont fait monter François Hollande au
pouvoir. 5 ans perdus pour la France, avec un immobilisme destructif monstrueux :
Hollande a nommé à l’éducation nationale dame Najat Vallaud-Belkhacem, qui
a imposé la #déconstruction des #genres dès l’école primaire, entraînant toute une
génération d’enfants dans la tourmente de l’asexualisation génératrice d’angoisse.
Le #IEL est criminel ! Il tue l’identité biologique et génétique au profit
d’une identité fantasmée. Je ne suis pas un oiseau même si j’en ai envie. L’affaire
était pourtant entendue depuis Michel Tournier (TUPIK in Le
Coq de Bruyère, recueil de comptes, 1978 Galimard, , histoire d’un
petit garçon qui, pour percer le mystère des femmes et entrer dans leurs toilettes
publiques au parc, se coupera la verge et la donnera à la dame pipi). N’en
déplaise aux transgenristes, une femme ce n’est pas un homme sans pénis !
5 ans de destruction programmée de
la France, à laisser sortir les criminels sous l’empire de Christine Taubira, qui
n’a gardé précisément que les sôts…
5 ans où la montée du terrorisme
contre cette idée de ma France est montée en puissance, le terrorisme provenant
d’une seule et unique origine philosophique ou religieuse : l’islamisme.
2012 :
Ozar Hatorah, Toulouse et Montauban : 7 morts dont 3 militaires, 3 très
jeunes enfants juifs et leur père.
2015 :
7 janvier : Charlie Hebdo à Paris, 12 morts dont un policier
2015 :
9 janvier : Hyper Cacher Paris, 4 morts tous juifs et une policière à
Montrouge
2015 :
Avril : Villejuif, 1 mort et attentat manqué contre une église
2016 :
Juin St Quentin Fallavieux : 1 mort
2015 :
Bataclan, Stade de France et terrasse de Café dans Paris : 130 morts. Le
président de la république aurait pu être visé.
2016 :
14 juillet : Nice : 86 morts
2016 :
Juin : Magnanville : 2 morts
2016 :
Juillet : St Etienne du Rouvray : 2 morts dont le prêtre et un vieillard
2017 :
Avril : Paris Champs Elysées : 1 mort
2017 :
Octobre : Marseille : 2 morts
Décennie Macron :
Destruction de la culture française :
On aurait pu arrêter ici le
décompte, mais la France déconstruite par Hollande a été scrupuleusement
démontée par le président Macron, celui-là même qui a crié sur tous les toits
qu’il n’existe pas de culture française… Honte à lui. Au-delà de ses lois
interminables, de ses conférences de 48 h, et de l’évidente incohérence de ses
propos #enmêmetemps, la France a continué à souffrir dans sa sécurité intérieure :
2018 :
Mars : Carcassonne et Trèbes : 4 morts dont le LtCl Arnaud Beltrame remplaçant
un otage ;
2018 :
Mai : Paris : 1 mort
2018 :
Décembre: Strasbourg : 5 morts
2019 :
Paris : Préfecture de police : 4 morts
2020 :
Villejuif : 1 mort
2020 :
Romans sur Isère : 2 morts
2020 :
Octobre : Basilique Notre Dame de Nice : 3 morts
2020 :
16 Octobre : Eragny : 1 mort (Pr. Samuel PATY, égorgé sur la foi d’une
conne !)
2021 :
Rambouillet : 1 mort, gardien de la paix Stéphanie Monfermé
2022 :
Prison de Arles : Meurtre religieux de Yvon Colonna
2023 :
13 Octobre : Aras : 1 mort (Pr. Dominique BERNARD)
2023 :
Paris Pont Bir-Hakeim : 1 mort
2025 :
Février, Mulhouse : 1 mort
2025 :
Septembre : Lyon, 1 mort, chrétien irakien réfugié et handicapé
Dans ce décompte abject, j’ai exclu
les blessés (2 fois plus nombreux), et les tentatives.
J’ai exclu les actes de délinquance
anti-policière (refus d’obtempérer souvent meurtriers, commis le plus souvent
par des étrangers sous OQTF…) et les meurtres interethniques non-revendiqués entre
« jeunes », parfois contre des populations revendiquées « blanches »
commises par des auteurs provenant de groupes ethniquement « racisés ».
Puisque le racisme anti-blanc n’existe pas selon une justice politiquement très
désorientée.
J’ai hélas aussi exclu de cette
litanie les manifestations anti-israéliennes qui interviennent à présent à chaque
compétition internationale, sportive ou culturelle. Et les non-moins
récurrentes émeutes qui suivent tous les matchs du PSG, propriété du Qatar et passé
d’un fan club d’extrême droite (le fameux KOP de Boulogne) à la revendication cultuelle
décolonialiste.
Alors que reste-t-il
de ma France ? Celle de mon enfance, hymne d’espérance ?
-
Une
France où l’espérance est exclue, où la peur habite tous les juifs, et de plus
en plus de chrétiens,
-
Une
France où les principes nobles et enviables d’accueil des étrangers et d’assimilation
au roman national ont disparu au profit d’une revendication d’invasion et d’occupation
exogène, allogène et parfois xénogène, (si ces termes vous déplaisent je vous
invite à en lire les définitions)
-
Une
France où des enfants d’immigrés, pourtant nés français, ne se revendiquent pas
français et préfèrent une nationalité qui les a pourtant rejetés. L’Algérie a
fermé ses frontières pendant l’épisode COVID19, laissant ses ressortissants
sans protection, et les polices Tunisienne, Marocaine ou Algérienne ne laisseraient
jamais ces jeunes se comporter comme ils le font ici.
-
Une
France où les communautés sont renvoyées les unes contre les autres, et où les
communautés les plus calmes et respectueuses des lois de la République sont
celles qui subissent le plus la violence de la rue ;
-
Une
France où les budgets politiques sont réorientés vers des cités gavées de
subvention au détriment des zones rurales pourtant indispensables à notre
indépendance ;
-
Une
France où la seule autorité efficace est celle des trafiquants de stupéfiants,
d’origine nord-africaine, se revendiquant de la mafia algérienne DZ-Mafia !
-
Une
France où l’extrême-gauche donne le ton, impose le tempo, fixe les élégances,
et se permet tous les extrêmes, dans un monde où l’extrême droite, par réaction,
est devenue plaisante et modérée ;
-
Une
France pourtant habitée par une majorité de personnes qui considèrent que la nationalité
française n’est pas une affaire de couleur de peau (exit les racisés et les
décolonialistes) mais une question de volonté et d’adhésion au roman national.
Mes ancêtres sont hébraïco-hispano-maroco-algériens avant de se retrouver
français par la grâce de Napoléon, empereur des français et ils sont depuis incontestablement
gaulois par l’apprentissage culturel que j’ai reçu à l’école publique laïque de
belle qualité qui existait jadis. Je respecte autant les leçons de Maïmonides
et de Rachi, que les pensées de Pascal, les lettres de Montesquieu, les œuvres de
Voltaire, les comédies de Molière, ou les drames de Corneille (l’écrivain) et
de Racine, la chanson de Roland, la Complainte de Mandrin ou celle de Gavroche.
Quelle est donc mon
attente pour le prochain président ? Qu’il
ait les gonades qui lui permette de s’affirmer. Je voterai pour une personne et
non pour un parti. Je crois en l’idée de De Gaulle d’une France forte parce qu’elle
le veut ; Je pense comme Descartes et Kant, que la volonté prime. J’ai si
souvent pratiqué la défense des intérêts d’associés minoritaires que je sais qu’on
peut retourner une position même lorsqu’on n’est pas en situation de force.
Tout est dans la volonté.
Mon candidat devra renforcer les
institutions, et leur redonner la respectabilité et l’honorabilité qu’elles ont
perdues.
-
Je
veux une France où le justiciable peut prédire la décision de justice, sans
craindre un arbitraire de plus en plus prégnant.
-
Je
veux une France où le contribuable peut conserver une part majoritaire de son
revenu pour développer son patrimoine et contribuer à son enrichissement.
-
Je
veux une France où l’industrie n’est plus l’otage d’une politique environnementale
dogmatique qui brise la compétitivité des entreprises.
-
Je
veux une France dotée d’un ministre des transports de plein exercice, qui ne serait
plus soumis au ministère de l’environnement (car sans transport, point de vie),
d’un ministre de l’agriculture courageux (oxymore ?) ;
-
Je
veux une France qui se réconcilie avec son milieu marin et fluvial, sans qui
aucun transport écologique ne peut se faire ;
-
Je
veux une France moderne, acidulée, aux parfums parfois exotiques,
multiculturelle si elle veut, pourvu qu’elle garde sa structure et son ossature
double-millénaire.
-
Je
ne veux pas d’une France rance où les femmes sont cachées sous une bâche, les
hommes considérés comme des violeurs potentiels, les barbecues comme des
animalicides et la musique classique comme une ode à la vieillesse.
Mais où est-il ce président ?
Quand est-ce qu’il va venir le candidat ? Ais-je tort ou raison ?
Ariel DAHAN pour 2Kismokton
mercredi 8 juillet 2026
La sanction d’inéligibilité des hommes politiques au regard de l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 7 juillet 2026 contre les assistants parlementaires du Rassemblement National au Parlement européen
La sanction
d’inéligibilité des hommes politiques au regard de l’arrêt de la Cour d’Appel
de Paris du 7 juillet 2026 contre les assistants parlementaires du
Rassemblement National au Parlement européen
La Cour d’Appel de Paris a rendu un arrêt très attendu et très commenté par tous les politologues et tous les pénalistes. Cet arrêt était attendu non pas pour l’innovation juridique qu’il implique ou pour les faits poursuivis mais essentiellement pour son enjeu politique : il est très rare que le résultat d’un vote national puisse dépendre d’une décision pénale.
En dépit du fait que Marine LePen ne comparaissait pas seule, et que d’autres cadres du parti ont été condamnés, la seule condamnation qu’on retient est celle prononcée à son encontre, car elle engageait sa capacité à se présenter aux élections à venir, et notamment aux présidentielles de 2027 ou aux législatives à venir.
En droit, la
condamnation est lourde : Outre une lourde amende de 100 000 € la
candidate du RN a été condamnée à 3 ans de prison dont 2 avec sursis et l’année
ferme sous bracelet électronique, 45 mois d’inéligibilité dont 30 mois assortis
de sursis.
Que faut-il penser
de cette peine au sens public, sans regarder les faits, puisque Mme LePen a
annoncé se pourvoir en cassation ?
Au sens
technique, et en dépit de la rigueur des condamnations de principe, l’arrêt
peut se réduire à :
1-
Une condamnation à 1 an de prison ferme, aménagé
sous bracelet électronique ;
2-
Une condamnation ferme à 15 mois d’inéligibilité
déjà purgée depuis le jugement du 31 mars 2015 assortie de l’exécution
provisoire ;
3-
Une condamnation à 100 000 €
d’amende ;
Soit pour l’essentiel et en apparence une
simple sanction financière.
Comment lire
cet arrêt ? La présidente de la Cour a pris le soin de préciser
- - que la peine d’inéligibilité sous sursis était déjà effectuée,
- - que la peine était compatible avec les garanties fondamentales reconnues au citoyen,
- - que le quantum de la peine d’inéligibilité a tenu compte du principe de la liberté des candidatures, condition essentielle à l’expression démocratique du suffrage universel…
A la lecture de
cette explication de texte, il faut comprendre de manière crue la portée de
l’arrêt :
Juridiquement il
s’agit incontestablement d’une confirmation de culpabilité pour des faits dont
d’autres avaient été relevés, faits sur lesquels ne je souhaite pas revenir en
raison du pourvoi en cassation. La Cour de cassation aura à déterminer si la
loi a été bien appliquée ou non.
Cependant l’élément
auquel qui m’intéresse le plus est celui de l’application du dispositif
d’inéligibilité.
Très
fréquemment lorsqu’il s’agit de faire avancer le droit, les juges avancent à
rebours : Ils visent les principes mais ne les appliquent pas entièrement –
pour permettre au justiciable futur de se faire à l’idée de l’évolution de sa
jurisprudence. Dans le cas précis, la Cour d’appel de Paris a reconnu que les
faits méritent une inéligibilité. En effet ils pouvaient motiver une absence d’inéligibilité
ce qu’ils n’ont pas fait. En revanche la Cour a considéré que cette
inéligibilité ne doit pas interdire la candidate de se présenter aux prochaines
candidatures. Raison pour laquelle ils ont assorti la condamnation de 30 mois
de sursis.
Or la décision
du Tribunal Correctionnel qui a été modifiée par la Cour d’Appel avait condamné
à 5 ans d’inéligibilité (60 mois) avec exécution provisoire. Et depuis son
prononcé le 31 mars 2025, la mesure d’inéligibilité a été mise en exécution, de
sorte que les 15 mois ferme d’inéligibilité ont été purgés de fait. Purgés à un
moment où aucune élection n’intervenait, mais purgés. Une décision inutile en
somme, mais une décision symbolique.
On peut
s’interroger sur l’intérêt d’une condamnation qui ne fait pas mal au coupable.
Quoi qu’encore elle flétrisse suffisamment pour interdire l’accès à la fonction
publique, aux métiers réglementés ou même à certains métiers commerciaux. Il
s’agit peut-être d’une première inflexion de la justice financière vers une
sanction pédagogique après des années de sanction politique.
Dans cette
affaire, si les magistrats ont été particulièrement soucieux de préserver la
capacité d’éligibilité future de la condamnée, ce n’est pas en raison des faits
mais en raison de la notoriété de sa candidature et des conséquences très
prévisibles de son incapacité sur le débat républicain. Un obscur élu municipal,
s’il avait été poursuivi pour les mêmes faits, n’aurait probablement pas
bénéficié d’une décision aussi motivée.
Il ne faut pas
y voir une mansuétude particulière pour la personne de Marine lePen, ou pour
les faits reprochés. Il faut au contraire y voir un avertissement pour les
prochains politiciens qui pourraient se retrouver un jour à répondre de leurs
errements financiers : l’inéligibilité reste une sanction possible.
Historique
des mesures d’inéligibilité : La sanction d’inéligibilité judiciaire n’est
pas une grande nouveauté dans le parcours des candidats politiques.
L’inéligibilité était appliquée d’office sans décision judiciaire en
application de l’article L7 du Code électoral, de 1995 à 2010. En vertu
de ce texte, les personnes condamnées à certains délits étaient retirées
d’office des listes électorales, sans possibilité de débat judiciaire sur cette
décision :
Les délits en
question étaient tous les manquements au devoir de probité tels que concussion
(demander plus que prévu), corruption passive et active, trafic d’influence,
prise illégale d’intérêt, atteinte à la liberté ou à l’égalité des candidats
dans un marché public, soustraction ou détournement de biens, ou menaces et
intimidations contre une personnes investie d’un mandat public ou d’une mission
de service public.
Cet article a
été abrogé par une décision du Conseil Constitutionnel du 11 juin 2010 sur
question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par une motivation très
simple :
Considérant que l'interdiction
d'inscription sur la liste électorale imposée par l'article L. 7 du
code électoral (…) constitue une sanction ayant le caractère d'une punition
; que cette peine privative de l'exercice du droit de suffrage est
attachée de plein droit à diverses condamnations pénales sans que le juge
qui décide de ces mesures ait à la prononcer expressément ; qu'il ne peut
davantage en faire varier la durée ; que, même si l'intéressé peut être, en
tout ou partie, y compris immédiatement, relevé de cette
incapacité dans les conditions définies au second alinéa de l'article
132-21 du code pénal, cette possibilité ne saurait, à elle seule, assurer le
respect des exigences qui découlent du principe d'individualisation des peines
;
En d’autres
termes, le Conseil Constitutionnel a rappelé que l’inéligibilité est une
sanction ayant un caractère de punition, peine privative de liberté (liberté d’exercer
un droit civique). Or les peines privatives de liberté doivent être prononcées
par un juge et individualisées. Le processus de retrait automatique de la liste
électorale, dès lors qu’il n’est pas le résultat d’une décision judiciaire expresse
et qu’elle n’est pas individualisée, apparaît inconstitutionnel.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000022337057
On remarquera
qu’il existe pourtant quelques autres décisions automatiques de retrait de
droits, qui sont prises en dehors de toute décision judiciaire, au vu de
condamnations. Ainsi en est-il pour la Fonction Publique, l’existence d’un
casier judiciaire rendant impossible le maintien dans celle-ci. Ou concernant
le plus grand nombre, le retrait de points du permis de conduire, qui n’est pas
une décision, ni judiciaire ni administrative, mais l’application automatique d’une
condamnation pénale ! Mais le Conseil Constitutionnel n’en était pas
saisi, et rien n’interdit de penser qu’une réflexion plus générale pourrait s’ouvrir
à l’encontre de toutes les sanctions automatiques votées par un législateur plutôt
ignorant du droit.
Le dispositif
d’inéligibilité actuel à l’origine de la décision de la Cour d’Appel de Paris est
issu de la loi de 2017 prise en urgence après l’affaire du ministre socialiste CAHUSAC,
(Lois pour la confiance dans la vie politique). Il emporte un principe
d’inéligibilité de plein droit qui peut être rejeté par le juge sur
motivation spéciale lors de sa décision de condamnation. Et la peine
d’inéligibilité est exécutoire à titre provisoire de plein droit.
Le champ des
délits et crimes s’est élargi.
Depuis
l’introduction du premier dispositif d’inéligibilité pénale en 1996, un très
grand nombre d’élus, et parmi eux des chefs de parti ou des candidats déclarés
à des hautes fonctions électives, tous bords politiques confondus. Ce n’est
donc pas spécifiquement Marine LePen ou le Rassemblement National qui étaient
visés, même si on peut s’étonner que le sort du procès LE PEN n’ai pas suivi
celui du procès des assistants parlementaires du MoDem, les faits semblant
similaires.
Quelle porté
politique ? Les analystes qui y voient une « victoire » du
RN ou une défaite de la justice se trompent. La Cour d’Appel de Paris a rendu
une décision de justice, fondée sur les éléments du dossier et non sur une
volonté ou un besoin politique. Contrairement à la décision de première
instance qui était incompréhensiblement lourde, l’arrêt de la Cour d’appel de
Paris préserve à la fois le principe de la sanction (car incontestablement une
peine même avec sursis reste une peine et le moindre écart à venir expose à
subir les 30 mois d’inéligibilité et les 2 ans de prison suspendus). Et le
principe de l’individualisation de la peine. La Cour a jugé que 15 mois et une
semaine d’exécution provisoire était une sanction suffisante dans un contexte où
l’ensemble des électeurs ont entendu la sanction, et que le débat démocratique
méritait, vu l’ancienneté des faits, un choix libre et éclairé des électeurs.
Au prononcé de
l’arrêt, Mme LePen se retrouvait donc libre de présenter sa candidature, si ce
n’est qu’elle l’aurait présenté avec un bracelet électronique qui aurait limité
ses déplacements.
Mme LE PEN a
fait le choix de former un pourvoi en cassation pour contester la décision de
culpabilité. C’est une stratégie risquée.
-
Si le pourvoi est rejeté avant la
présidentielle, l’effet suspensif du pourvoi n’aura pas purgé l’obligation de
porter un bracelet électronique.
-
Si le pourvoi est accepté et que l’arrêt est cassé,
on retourne à la décision de première instance, qui imposait 5 ans d’inéligibilité,
condamnation assortie de l’exécution provisoire.
-
Reste à savoir si le parquet va faire un pourvoi
incident pour étendre le recours à l’ensemble de la décision.
L’affaire n’est
donc pas finie de ce côté, pas plus que du côté de l’inéligibilité de Nicolas
Sarkozi qui est portée à présent devant la Cour Européenne des Droits de
l’Homme.
A suivre donc.
Avec passion. Mais avec modération. Car le citoyen que je suis se rappelle qu’il
fut un temps où les politiciens seulement soupçonnés d’irrégularité se
déportaient spontanément, sans parler de la violence du châtiment du droit
romain qui pouvait aller jusqu’à l’exil forcé, la confiscation des biens, voire
la perte de la citoyenneté romaine, si ce n’est la mise à mort ! L’idée
même qu’un candidat à une fonction publique, élective ou non, qui a été frappé
d’une condamnation pénale globalement infâmante puisse néanmoins se maintenir
candidat ou rester en poste pose une autre question à la démocratie : Celle
de savoir quelle sorte d’homme politique la société souhaite. On sait déjà que
la compétence n’est plus de mise. Peut-on encore opter pour l’honorabilité ?
On est bien
loin de cet adage politique « La femme de César ne doit pas être
soupçonnée ».
Ariel DAHAN,
pour 2kismokton
dimanche 1 mars 2026
Du bon usage des statistiques ethniques et politiques dans le débat public
Du bon usage des statistiques ethniques et politiques dans le débat public
Par Ariel DAHAN, Avocat & Sociologue
Recourir à des statistiques dans un débat public est toujours périlleux, les chiffres pouvant toujours être interprétés dans les deux sens. D’autant plus périlleux que leur utilisateur se trompe souvent dans l’utilisation des données ou leur représentativité. C’est une question liée au double biais du questionnement et de la représentativité :
A la question « voulez-vous
gagner plus d’argent », le biais de réponse va forcer à répondre oui.
A la question « voulez-vous
travailler plus longtemps » le biais force la négative.
Selon que vous poserez la question
« voulez-vous travailler plus pour gagner plus ? » ou
« voulez-vous gagner plus en travaillant plus ? » la
réponse induite peut être différente.
Par ailleurs le recours à certaines
données est réglementé, et parfois interdit. Le recours aux statistiques
ethniques ou politiques est ainsi réglementé par la loi CNIL du 6 janvier 1978
sur l’informatique, les fichiers de données et les libertés.
L’article 6 de cette loi modifié le
12 décembre 2018 dispose :
Article
6
I.-Il
est interdit de traiter des données à caractère personnel qui révèlent la
prétendue origine raciale ou l'origine ethnique, les opinions politiques, les
convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale d'une
personne physique ou de traiter des données génétiques, des données
biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des
données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou
l'orientation sexuelle d'une personne physique.
II.-Les
exceptions à l'interdiction mentionnée au I sont fixées dans les conditions
prévues par le 2 de l'article 9 du règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 et
par la présente loi.
III.-De
même, ne sont pas soumis à l'interdiction prévue au I les traitements,
automatisés ou non, justifiés par l'intérêt public et autorisés suivant les
modalités prévues au II de l'article 31 et à l'article 32.
De cet article il ressort très
explicitement qu’il est interdit de traiter des données incluant l’ethnie d’une
personne, son opinion politique, ses convictions religieuses… En application de
ces dispositions, il est de plus fort interdit de rechercher une tendance
statistique d’obédience ethnique, politique ou religieuse de personnes en
situation de faiblesse et privées de liberté. Notamment les personnes détenues
en prison !
On peut critiquer cette interdiction
en considérant, comme c’est le cas dans de nombreux pays anglosaxons, que le
droit à l’information est tellement précieux qu’il interdit l’interdiction, et
que l’obédience religieuse ou politique est une donnée qui peut faire partie de
la vie publique d’un individu. On peut aussi, comme dans des pays moins
libertaires, considérer que cette information fait partie intégrante de la
personnalité d’un individu et doit donc être marquée sur son passeport, telle
une donnée biométrique, à l’instar des passeports grec s qui mentionnaient la
religion jusqu’en 2001. Il s’agit d’une question de société autant que de
liberté. Toujours est-il que, en France, ces données sont protégées depuis 1978
et en Europe depuis l’adoption du règlement européen RGPD (règlement (UE) 2016/679 du 27 avril
2016).
Dans ce contexte légal il est donc
toujours étonnant de trouver des commentateurs politiques qui évoquent des
statistiques ethniques ou politiques de la criminalité, l’information n’étant
pas obviée, et pouvant être susceptible de changement ou de biais déclaratif.
Si l’appartenance ethnique est difficilement modifiable, l’appartenance
religieuse ou politique sont par essence des appartenances volontaires, auto-affirmatives
et qui supposent une volonté de déclaration du sujet. Surtout, ces informations
sont versatiles. La sensibilité politique peut changer avec le temps,
spécifiquement sur le questionnement de la criminalité et plus encore pour des
sujets d’étude privés de liberté dont la société espère précisément qu’ils
réfléchissent à leurs actes et s’amendent.
Organismes autorisés à relever des
statistiques sensibles :
Ces statistiques sont autorisées dans
un contexte très restreint. Et pour la plupart elles ont été tenues par l’ONDRP
Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales[i].
L’ONDRP a été dissous en 2020 et
remplacé par le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (
@ssmsi ), et par l’INSEE. Devenu un service public, les données sont devenues disponibles
sur les serveurs de l’Etat sur le site www.data.gouv.fr
et sont également publiées tous les ans par le Ministère de l’Intérieur.
L’édition 2025 publiée en novembre
2025 couvre la période 2023 / 2024 et est accessible ici.[ii]
Et pourtant
le sociologue Erwan Lecoeur (docteur en sociologie et journaliste, proche de la
mouvance écologique et auto-spécialisé dans l’étude politique de
l’Extrême-Droite française) a énoncé très doctement que 10% des prisonniers
sont membres du RN… dans un contexte où l’ensemble de la classe politique
réagit horrifiée au meurtre de Quentin Deranque, jeune homme qui assurait bénévolement
la sécurité de l’association féministe #Collectif_Nemesis venue dénoncer un
congrès d’une personnalité politique très controversée.
Son propos litigieux, relevé par le
JDD est le suivant :
« Je le rappelle, 10 % des
gens qui sont en prison aujourd’hui sont membres du RN. Et ça, c’est passé un
petit peu comme une lettre à la Poste. »[iii]
Cette affirmation appelle deux
remarques :
La première que la statistique
annoncée est improuvable, faute pour l’Observatoire public
de la criminalité d’avoir recueilli ces données.
La seconde remarque,
purement statistique, est qu’en affirmant que 10% des gens qui sont en prison ‘seraient’
membres d’une formation politique donnée alors que cette formation représente
plus de 33% des votes exprimés lors des dernières élections nationales, l’information
manque fortement de pertinence. En effet, 10% d’une population de 33% de la
population française, cela représente 3,3% de la population française.
En considérant vraie cette
affirmation non-prouvée, cela signifie que 90% des délinquants ne votent pas
RN. Ce qui, dans une lecture brutale des données, montre que les électeurs RN
seraient plus respectueux de la loi que ne le sont les électeurs des autres
forces politiques !
Bien évidemment, lier l’appartenance
ou la revendication politique à un niveau de délinquance est une mesure
inadaptée et biaisée, puisqu’il n’y a aucun moyen de relier objectivement un
vote à une personne. Aussi le rattachement politique relève-t’il exclusivement
de l’auto-revendication ou des actes en eux-mêmes.
Indice d’appartenance politique :
un acte de dégradation d’un local politique revendiqué par un groupe politique
donné peut-il faire considérer que ses auteurs sont – du moins temporairement
-affiliés au groupe politique ciblé.
Autre indice pouvant être
retenu : l’appartenance revendiquée à des groupes ou associations
politiques. Mais cette appartenance ne serait prouvée que de manière
contextuelle, faute de pouvoir accéder au registre des membres.
Quand on y songe, cette affirmation
est aussi absurde que celle de Coluche, relevant que 30 % des accidents mortels
sont causés par des personnes alcoolisés, qui affirme que le vrai danger est de
ne pas boire, puisque 70 % des accidents mortels seraient causés par des
personnes sobres ! Remarque statistique absolument vraie et totalement
inadaptée car issue d’un paradoxe initié par le biais statistique !
La donnée statistique n’est pas une
donnée prédictrice. Ce n’est pas parce qu’une personne est alcoolisée qu’elle
provoquera un accident mortel dans 30 % des cas. Cette personne peut aussi bien
ne pas conduire, et ne pas avoir d’accident… et la cause de l’accident peut ne
pas être liée à l’alcoolémie.
De même l’affirmation « 10% des
personnes incarcérées sont d’extrême-droite » est biaisée. Ce n’est pas
l’orientation politique revendiquée qui est la cause de l’incarcération mais le
comportement de l’individu. Autrement, par simple comparaison avec les autres
groupes politiques, celui-ci serait bien plus recommandable.
A ce stade du débat il faut se
rapporter aux seules statistiques autorisées : celles publiées par le
Ministère de l’Intérieur et récoltées par le SSMSI :[iv]
Ces données reprennent les
élucidations des crimes et délits en 2023, et les plaintes déposées en 2024. Attention
au biais de lecture : l’élucidation ne suppose ni la condamnation ni
l’incarcération, mais uniquement la fin de l’enquête. Parfois c’est l’inverse.
Le débat judiciaire pénal est un sport noble soumis à l’aléas cognitif du
magistrat. Parfois l’avocat est bon, et le prévenu acquitté. Comme disais mon
parrain au barreau :
« lorsque j’ai débuté dans la
profession je perdais en moyenne un dossier sur deux. Avec 50 ans d’expérience
je gagne à présent un dossier sur deux ».
Aucune de ces données ne prends en
considération l’appartenance politique des prévenus.
La seule donnée disponible est la
nationalité, et l’on pourra avec intérêt remarquer que 9% des auteurs
d’infraction élucidées en 2024 sont de nationalité étrangère (sans distinguer
s’ils sont européens ou extraeuropéens).
Ce qui permet de dire que 91 % des
actes de délinquance sont commis par des français.
Et pour en tirer des ordres de
grandeur plus pertinents il faut rappeler que la population française de 2024,
recensée à 68,9 millions d’individus, comporte à la fois les ressortissants
français et les ressortissants étrangers résidant régulièrement en France, au
nombre de 6 millions d’étrangers soit 8,8% de la population recensée. Il y a
donc 62,9 millions de français dans la population française.[v]
Si l’on fait un ratio des personnes
incarcérées étrangers/nationaux le ratio semble proche du ratio des personnes
recensées.
Si l’on fait un ratio personnes
incarcérés en pourcentage de leur représentation dans la population française le
résultat est différent :
En 2024
les prisons détenaient 80300 personnes.
-
Sur cette base,
o le
ratio d’étrangers était de 8,8 % soit 7066 personnes.
o Le
ratio de français était de 91,2 % soit 73234 personnes
o Soit
un pourcentage de la population française de 0,12% ;
-
Mais le retraitement des données par
représentation dans la population nationale donne :
o étrangers
incarcérés : 7066 / 6millions = 0,1178% de la population étrangère
o français
incarcérés : 73234/ 68,8 millions = 0,1064% de la population française
On observe donc une sur-représentation
des personnes étrangères dans la population carcérale par rapport à sa
représentation dans la population française.
Là encore ce chiffre est
biaisé, puisque l’emprisonnement d’un individu n’est qu’une information à forte
variabilité, qui dépend
- - de l’aléas judiciaire propre à la
défense pénale
- -
de l’aléas judiciaire propre à la
vision politique des magistrats
- -
de l’aléas administratif lié à la
disponibilité des places de prison
Ainsi, la donnée d’élucidation est-elle
plus cohérente que le taux de personnes incarcérés. Et la donnée d’élucidation ne
permet pas d’avoir une représentation politique des délinquants.
Mais en considérant que 33% des votants
aux dernières élections nationales ont choisi le vote RN, et en retraitant cette
donnée par rapport à la population de nationalité française, seule autorisée à
voter aux législatives, on obtient le chiffre théorique de 20 757°000 français
se revendiquant du RN. (62 900 000 *33/100).
Si le nombre de personnes incarcérés
se revendiquant du RN par rapport à la population de français incarcérés est
bien de 10% (hypothèse) alors le nombre de détenus se revendiquant du RN serait
de 7 323. (73 234 x 10/100).
Dans ce cas,
- - le ratio détenus RN / population RN
serait de 0,0353 %
- - alors que le ratio détenus français
/ population française est de 0,1164 %
Une analyse statistique biaisée montre
que la population d’extrême droite serait (en 2024 tout au moins) 30,33 % moins
délinquante que la population de nationalité française dans son ensemble, alors
que la population d’extrême droite représente 33% de la population de
nationalité française. Elle serait donc statistiquement nettement moins
délinquante que la moyenne nationale.
Cette analyse que je vous présente
souffre évidemment d’autre biais statistiques majeurs :
-
La donnée initiale (10% de la
population carcérale voterait RN) est invérifiable
-
Cette donnée initiale n’est pas
datée alors que je présente des données vérifiées et datées
Mais elle suffit à mon avis pour discréditer
les propos tenus par Erwan Lecoeur, pourtant docteur en sociologie, et pour
rappeler que les statistiques portant sur les données personnelles sont soit des
données protégées, soit des données très volatiles, et soumises à un biais d’affirmation.
Il en est ainsi des données d’appartenance religieuse ou politique,
contrairement aux données d’appartenance ethnique ou nationale.
La prudence reste de mise en la
matière. Les statistiques faussées sont aussi une manière de fausser le débat
politique.
Ariel DAHAN pour 2kismokton
Le 1er mars 2026
Pour aller plus loin
[i] https://www.data.gouv.fr/organizations/observatoire-national-de-la-delinquance-et-des-reponses-penales-ondrp
[ii] https://www.interieur.gouv.fr/sites/minint/files/medias/documents/2025-11/SSMSI-Chiffres-cles_2025.pdf
[iii] https://www.lejdd.fr/politique/10-des-prisonniers-sont-membres-du-rn-la-sortie-etonnante-dun-sociologue-sur-france-info-167319
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