dimanche 20 septembre 2026

La valeur du pardon dans le peuple hébreu – le sens du jour de Kippour.

 

La valeur du pardon dans le peuple hébreu – le sens du jour de Kippour.

 

Kippour n'est pas un Reset. Le jour de Kippour n’est pas le jour du « Grand pardon » tel qu’il apparaît dans le film d’Arcady. Ce n’est pas un reset, une remise à zéro. Rien n’est pardonné automatiquement.

 

Le pardon doit être recherché. C’est ce que nous avons fait à l’issue d’un marathon de 10 jours de repentance, à la recherche de ses propres erreurs, défauts, manquements et fautes, marathon commencé le jour de l’an hébreu (nous sommes en 5787). Ce marathon se termine par un sprint de 25 heures, le jour de Kippour, jour de jugement où nous sommes tous notre propre procureur, jugé par un seul magistrat suprême, qui a un droit de vie ou de mort et dont la décision nous permet de passer l’année nouvelle. Que nous soyons inscrits dans les différents livres des bienfaits : de la vie, de la bonne santé, de la satisfaction, du bonheur ou de l’abondance.

 

Il n'y a pas de pardon automatique. Nous ne pardonnons personne ce jour. Nous implorons le pardon. Et pour que ce soit clair, Dieu ne pardonne pas nos offenses personnelles. Ces offenses, nous ne pourrons en obtenir le pardon en peer-to-peer, directement aux personnes que nous avons lésées.

 

Pas de contrition= pas de pardon!

Le pardon attendu à l’issue de Kippour ne porte que sur les fautes dont nous n’avons pas pu demander pardon. Soit que nous ne retrouvions plus les victimes, soit qu’elles n’existent plus.

Comme Elton John, je pense que le mot Pardon est le plus dur à prononcer. C’est aussi le plus beau. Et comme Tracy Chapman, je pense que c’est le plus facile à exprimer. Je pourrais développer la liste des artistes qui ont disserté sur le pardon, et même remonter jusqu’aux juristes et aux philosophes. Je n’en ai plus le temps. Le jugement s’ouvre dans quelques minutes et la clôture de la procédure se fait à la tombée de cette nuit – premier soir de Kippour-, avec la requête en annulation de tous nos vœux non-accomplis.

 

Ce soir– (all) Heute Abend – (angl) Tonight - (arab)ليلة هادي Laylat Had – (chin) 今晚 Jīn wǎn – (Créole) Aswè a  - (esp) Esta noche - (hébreu) הלילה Ha Laïla – (ital) StaSera – (jap) 今夜 Konya – (latin) Hic et Nunc – (Malgache) Ritra alina  - (pol) Dziś wieczorem – (port) Esta noite - (rus) Cегодня вечером Segodnya vecherom - je présente donc à toute ma famille, à tous mes amis, à tous mes clients, à tous mes confrères, à toutes mes relations, une demande en pardon. Pardon pour les appels ignorés, pour les dossiers perdus… Pardon pour les regards mal venus, pour les engueulades déplacées. Pardon pour ne pas m’être mieux fait comprendre, pardon de n’avoir pas été celui que vous pensiez que j’étais.

 

En réciprocité je n’offre aucun pardon qui n’ai été demandé. Je déclare mon affection passionnée au genre humain. Vous êtes tous merveilleux. Même mes ennemis. Même ceux qui m’ont combattu et quelquefois vaincu. Tous, sauf une seule famille : celle qui s’inscrit dans la lignée de ceux qui veulent détruire mon peuple non pas pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est.

Un voleur, un escroc, un assassin, peuvent (un jour) obtenir mon pardon s’ils le demandent sincèrement. Un pardon qui n’oblitère pas la responsabilité. Un pardon qui n’exonère pas. Un pardon qui n’oublie pas.

Mais ceux qui recherchent ma destruction de principe, ceux-là n’auront jamais de pardon. Et il en est de même pour ceux qui n’ont pas demandé pardon à leurs victimes du 7 octobre 2023, quelles aient été tuées de leurs mains, ou qu’elles se soient suicidées après leur libération. Leurs actes sont impardonnables et ne seront pas pardonnés. Pour eux je dis que NILI est bon !

 

Pour les autres, qui s’inscrivent dans l’humanité, quelle que soit leur nationalité, leurs revendications, leur religion, je vous dis bonne année et que vos mérites plaident pour vous en ce jour de jugement. Nous nous reverrons de l’autre côté, dans 25 heures. Tous inscrits dans les livres de nos mérites.

 Léonard Nimoy avait raison : Live Long and Prosper!

jeudi 3 septembre 2026

L’Hôpital, le patient et le pistolet : Réflexion sur le service rendu au patient

 

J’ai eu la chance de bénéficier à plusieurs reprises des services d’urgence d’un hôpital public. Chance parce qu’en définitive l’inquiétude qui justifiait mon admission ou celle de mes procjes était justifiée soit par un accident soit par une maladie et qu’au sens médical les soins médicaux et paramédicaux étaient à la hauteur du besoin.

 

Bien-être ? Toutefois une réflexion m’est apparue pendant le temps où la chance me faisait tester la position horizontale sur un brancard aux urgences ou un lit en hospitalisation : Au-delà du service médical et paramédical rendu j’ai ce triste sentiment que personne ne s’intéresse vraiment au service non-médical rendu, au service de vie quotidienne, au bien-être.

 

Explication :

Il fut un temps où dans la dotation normale d’un lit d’hôpital, dans les salles communes, ou au pied des brancards, comportait un drap, une couverture et un « pistolet » pour les hommes ou un « bassin » pour les femmes, afin de leur permettre de se soulager seuls. Or un patient alité plusieurs heures a souvent un furieux besoin d’uriner. C’est physiologique. Plus encore passé un certain âge, ou s’il est sous médication hypotenseur ; l’hypotenseur agissant en premier par une diurèse accrue qui … élime l’eau par le moyen naturel le plus rapide !

Et là se pose la question du bien-être et du respect de l’intimité du patient :

 

Les dernières hospitalisations que j’ai vécu furent indignes de ce point de vue :

  • -          pas de pistolet
  • -          pas de drap ni de couverture (ok c’était la canicule mais je grelotais)
  • -          proposition d’une couche pour se soulager

Quelle indigence ! Ajouter à l’inquiétude de la douleur le mal-être de la perte de décence !

 

Il m’a fallu réclamer à 4 reprises cet objet portant nécessaire. 

  1. Le premier soignant (infirmière ?) ne voulait pas et m’a répondu qu’il n’y en avait plus.
  2. Le deuxième soignant (aide-soignante) m’a répondu de même. 
  3. Le troisième soignant (c’était un interne et on avait dépassé 4 heures allongé) m’a répondu qu’il allait se renseigner. 
  4. En définitive et alors que je n’avais presque plus de forces, le quatrième « soignant » m’en a apporté un, qui trônait sur la paillasse du lavabo de la salle publique où mon brancard était stationné…

Et j’ai dû me soulager sans intimité, sans drap… dans la joie et la bonne humeur.

 

Pourquoi cette réflexion au goût amère ? Simplement pour rappeler que les chartes des patients ne servent à rien !

  • -       Comment revendiquer un droit si l’on n’est pas en état de l’exprimer ? Le premier droit est celui à la dignité.
  • -       Comment rester digne si l’aide-soignant préfère vous laisser souiller les draps et vous mettre une couche, plutôt que de vous apporter un urinoir ou un bassin ?

Le patient ne s’appartient plus lorsqu’il entre dans un hôpital. Son bien-être est soumis aux aléas de la charge de travail des soignants (normal) et au bon-vouloir de ceux-ci pour respecter ou comprendre une demande simple et légitime.

 

Barrière de la langue ? Encore faut-il que l’aide-soignant comprenne ce que vous lui dites. Il existe de fait une réelle barrière lexicale entre le patient et l’aide-soignant. Leur recrutement est de telle qualité qu’ils ne comprennent pas toujours tous les mots des questions posées ou des demandes des patients, ce qui induit à répondre « non » en première intention, puis « je vais demander si j’ai le droit » lorsque vous insistez…

C’est à pleurer ! Mais c’est vécu ! Et j'ai souvent pensé qu'on se moquait de moi (ou de vous c'est selon).

La valeur du pardon dans le peuple hébreu – le sens du jour de Kippour.

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