mardi 17 juin 2025

Diplomatie française : Le ridicule ne tue pas (encore) mais fait mal...

Congrès de Paris mettant fin à la guerre de Crimé de 1856 - déjà ...

Grand moment ( de solitude) pour la Diplomatie Française:
Notre regretté (de son vivant) Président Emmanuel Macron s'est piégé tout seul en affirmant que si Donald Trump quittait le sommet du G7 d'Alberta (Canada) de manière anticipée c'était le signe d'un cessez-le-feu entre Israël et l'Iran en cours de signature... 🤣.

On a cru à une blague et on a voulu rire, par politesse.

Renseignements? 🤬 Pourtant ce message publié sur le compte du Président de la République française fait injure à ses services de renseignement. Quel dommage!

S'il avait requis leurs services il aurait été avisé du fait que l'unique raison qui pousse un Président des USA à quitter précipitamment un congrès mondial où il est attendu comme le messie, c'est pour répondre à une 🚨#urgence stratégique ou être exfiltré dans son avion bunkerisé.


C'est précisément ce qui s'est passé puisque selon toutes vraisemblances le Pdt Trump a quitté le sommet du G7 pour suivre l'avancée de la guerre en Iran et donner les ordres finaux d'intervention de ses troupes pour intercepter les #missiles iraniens.

Départ corrélé avec le déploiement du #Porte_Avion_Nucléaire #Nimitz qui a - le jour même - quitté la Mer de Chine pour faire route vers le Moyen- Orient (et se rapprocher de l'Iran).


😱 L'erreur de Macron est tellement grosse qu'on peut se demander si elle n'a pas été faite intentionnellement à la demande de Trump pour couvrir l'importance stratégique de son départ...

🤪 Comment expliquer autrement que ce garçon si intelligent, capable de tenir un débat de 18 heures avec les gilets-jaunes en ayant en tête tous les éléments macro-économiques, se plante si fortement et entraîne avec lui toute la diplomatie française dans un maelström du ridicule?


Bad Choice 🤯 L'autre explication étant que la disparition du corps diplomatique - à initiée par Macron Emmanuel dès 2017 - a privé la France de compétences et de capacités d'explication. De fait la diplomatie française a bien changé depuis 1856 et le Congrès de Paris aboutissant au Traité de Paris mettant fin à la #guerre de #Crimée (déjà entre l'Europe, l'empire Ottoman et la Russie)...

Ce qui permet au pire POTUS de l'histoire de dire

"Emmanuel Macron, en quête de publicité, n'a aucune idée de la raison de mon départ du G7"


C'est un peu comme une gifle, il faut bien l'avouer!

Dans tous les cas c'est nous qui aurons mal. Lui, ça va!


2Kismokton? De vous, compadres. De vous!

samedi 15 mars 2025

Homosexualité, Homophobie, mauvaise-foi et Bien-pensance


Homosexualité, Homophobie, mauvaise-foi et Bien-pensance sont les mamelles de la nouvelle équation médiatique en la matière. Dans ce merveilleux monde médiatique, le double critère est de rigueur, et ce qui est facile à reprocher à l'Homme blanc ne l'est jamais lorsque l'ethnie réelle ou supposée n'est plus occidentale.

Vous en voulez une preuve récente? Le sort réservé à Aïrine Fontaine, joueuse de football professionnelle au FC FLEURY 91 et espoir international, qui vient de se faire proprement assassiner par les journalistes à l'issue d'un propos sincère qualifié à tort d'homophobie.

Pourtant la belle a fait preuve de discernement et de précautions. Foot1 et de nombreux autres médias retransmettent une partie importante de ses propos recueillis sur le média religieux chrétien Holy Production qui l'interrogeait de manière piégeuse et orientée sur l'homosexualité dans le football.

La footeuse s'exprimait en ces termes sur une vidéo Youtube qui a été retirée par la suite:

"Comme c’est dit dans la Bible, on sait très bien que l’homosexualité est un péché. Dans le Lévitique, c’est marqué. Après, moi, je ne suis pas dans le négatif. C’est-à-dire que… moi j’encourage justement ces personnes à se battre, à essayer de sortir de ça et surtout à ne pas culpabiliser. C’est sûr que quand on est dans le péché, quand on fait quelque chose de mal, et bah on culpabilise. On a tendance à s’éloigner du bien, on a tendance à se mettre dans un gouffre et l’objectif est de sortir de cette zone en fait. Pour sortir de cette zone, il ne faut pas réagir avec sa chair, avec ce que notre corps nous demande mais plutôt réagir avec le cœur et pas avec la tête, justement. Pour ces personnes, pour les personnes dans l’homosexualité, je voudrais juste leur dire que Dieu les aime toujours. Il ne faut pas croire que Dieu ne les aime pas, que c’est mort ou qu’ils n’arriveront jamais à se rapprocher de lui. Pour moi, c’est un péché. L’homosexualité est un péché."

 Source Foot1 : « L’homosexualité est un péché », une internationale française fait scandale - Foot 01

Source Figaro : Foot : «L’homosexualité est un péché», la déclaration homophobe de la footballeuse Aïrine Fontaine

La FFF - Fédération Française de Football a réagi très rapidement pour condamner très fermement les

"... propos inappropriés d’Aïrine Fontaine dans sa récente interview. Ils vont à l’encontre totale des valeurs de respect et d’inclusion défendues par la Fédération Française de Football."

Une analyse plus approfondie de la réalité s'impose!

Quel est le contexte? Un journal d'obédience religieuse (chrétienne en l'occurrence, ce qui peut changer la donne) interroge une footballeuse qui affiche sa croyance chrétienne. Afficher sa croyance relève du droit de chaque personne.

Ce journal pose une question qui n'a aucun intérêt journalistique et qui relève de la politique pure : la présence de l'homosexualité dans le football féminin.

Glaucome médiatique : La sphère médiatique reproche à Aïrine Fontaine son opinion religieuse, qu'elle exprime dans son contexte strictement religieux : l'homosexualité est un pêché. Mais la sphère médiatique, dans une cécité volontaire, ne s'interroge pas sur la responsabilité du journaliste qui engage son invitée sur un chemin piégeux, et qui lui pose une question qui aurait du être censurée ab-initio car sans hors de propos!

Aïrine Fontaine se décrit comme une femme chrétienne très croyante. Sa position religieuse est donc naturellement fondée sur sa foi, laquelle est issue d'un ensemble de texte immuables, dont le Lévitique (partie de la Thora, emprunt du catholicisme au judaïsme). C'est un fait que personne ne peux nier: au sens religieux l'homosexualité s'inscrit dans un acte qualifié de pêché chez les chrétiens, ou d'impur chez les juifs et les musulmans.

Et Paul dans son épitre aux Corinthiens 6.9-10 tient des propos particulièrement durs :

"9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, V. 10–11: cf. Ép 5:3–8. Col 3:5–10. Tit 3:3–7.

10 ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu." 

Homosexualité féminine ? On pourrait gloser longuement sur le fait que le texte du Lévitique n'invoque que les rapports charnels entre deux hommes, laissant pudiquement de côté les rapports charnels entre deux femmes, qui ne sont pas concernés à priori. Tout aussi longuement serait-il possible de considérer que l'Epitre aux Corinthiens ne concerne pas les femmes, puisqu'il ne vise que les "efféminés".

Sur cet aspect particulier il est loisible de dire que Aïrine Fontaine a juridiquement tort au regard du droit canon. Mais ce serait faire peu de cas précisément de la jurisprudence théologique qui assimile l'homosexualité féminine à celle masculine. Tous égaux pour le coup.

La vérité est ailleurs! Le scandale n'est pas dans l'affirmation par Aïrine Fontaine d'un interdit religieux. Il existe d'autres comportements que les religions qualifient de péché, tels l'adultère, ou le prêt à intérêt, et qui ont été acceptés et normalisés dans la société moderne. Il n'est qu'à regarder nos dirigeants, dont la fidélité conjugale est très fortement conflictuelle. Le scandale est en tout premier lieu dans l'induction anormale de la question religieuse par le journaliste chrétien dans un contexte qui n'est pas religieux. La sphère du religieux n'a pas le contrôle du sport, amateur ou professionnel! Si une responsabilité devait être recherchée ce serait celle du journaliste qui a eu l'idée de poser cette question, sachant qu'elle engendrerait une réponse obligée en corrélation avec la foi de la personne interrogée.

Double critère: Par ailleurs j'observe avec délicatesse que la médiasphère s'enflamme très vite contre un propos sincère d'une femme chrétienne, mais qu'elle est bien silencieuse lorsque des joueurs professionnels refusent de porter le maillot arc-en-ciel dans le cadre du week-end de lutte contre l'homophobie en mai 2023 Football Ligue 1 - Homophobie : Olivier Rouyer a « peur » en écoutant L’Equipe du Soir - Foot 01

Les seuls footballeurs ayant refusés étant ceux qui se revendiquent notoirement de la religion musulmane. Les plus courageux expliquant leur refus par le fait que l'homosexualité est un "délit" dans leurs pays d'origine! Pays où la Charia (droit religieux) tient office de droit civil et de droit pénal. Traduction : Si c'est un délit c'est parce que c'est un péché! CQFD.

Définition de l'homophobie : En définitive il faut revenir à la définition de l'homophobie. L'Homophobie, au sens pénal, c'est le fait d'induire une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle d'une personne, ou d'inciter à la haine de cette personne en raison de cette orientation réelle ou supposée. Au même titre que le racisme c'est la discrimination et l'incitation à la haine.

Rien dans les propos d'Aïrine ne donne à penser à une quelconque incitation à la haine contre les personnes homosexuelles, ni à une quelconque discrimination. Au contraire son propos est très humain, remplis de commisération : elle n'incite pas au changement mais au respect de soi. Elle appelle la personne homosexuelle à s'aimer et à s'affirmer et à ne pas succomber à la culpabilisation. Son propos est très proche de celui des officiels de la chrétienté qui n'appellent (plus) à l'interdiction de la pratique homosexuelle, mais à l'acceptation de soi et d'autrui. Ce n'est certainement pas de l'homophilie, mais ce n'est certainement pas de l'homophobie.

Opinion religieuse et délit d'opinion? Dire qu'un acte homosexuel est pêché, ce n'est pas de l'homophobie. C'est une opinion religieuse. Cette opinion religieuse relève d'un corpus de droit religieux.

On peut être en désaccord avec une religion. Mais on ne peut pas discriminer les gens en fonction de leur religion réelle ou supposée. Ce serait du racisme.

Si Aïrine Fontaine était sanctionnée par la FFF ou par son club en raison de ses propos, elle serait fondée à les poursuivre pénalement pour une discrimination fondée sur ses opinions religieuses. Et je ne doute pas qu'un juge trouverait son action légitime.

Il faut parfois que le serpent se morde la queue, pour éviter de trop se moquer du monde.

Ariel DAHAN pour 2kismokton!

mardi 4 mars 2025

L'OGR - organisme génétiquement recodé - la nouvelle blague des biotechs

 
✳️ #biotech Vous trouviez les #OGM un peu fades? Vous allez adorer les #OGR - organismes génétiquement recodés... Et oui, le terme indique clairement de quoi il s'agit : de travailler directement sur le code adn 🧬d'un organisme, en désactivant des "codons" d'arrêt (équivalent génétique de l'instruction de fin d'un programme ou d'une boucle) récurrents, pour les libérer et les affecter à d'autres informations.

Explication rapide: chaque acide aminé (composant de l'ADN) est composé de 64 "codons", dont 61 sont utilisés pour coder les 20 acides aminés naturels, et les 3 derniers sont les instructions d'arrêt de synthèse de la protéine.


💻 Pour les ceusses qui ont eu codé jadis et qui utilisaient l'instruction exit99 (ou exit999) pour matérialiser une fin de programme ou une fin de boucle, imaginons qu'un logiciel concatène vos instructions pour les compresser, et retire toutes les instructions [exit99] sauf une, en les remplaçant par une boucle vers cette instruction unique. Vous libérez de la place dans les programmes.


⚛️ Cette place pourrait être réaffectée à des instructions variées, légitimes (accessoires du logiciel) ou illégitimes (programme totalement indépendant, sans lien fonctionnel avec le logiciel initial).


C'est ce qu'ont fait Farren Isaacs et Jesse Reinhart biotechniciens de Yale University et en créant le premier #OGR 🧬 à un seul codon d'arrêt (une seule instruction de fin), libérant 2 codons pour exprimer des informations diverses. Très fiers de leur création ils l'ont nommé "Ochre".

Voir l'article Engineering a genomically recoded organism with one stop codon | Nature

Des scientifiques reprogramment le code de la vie et inventent un nouvel organisme 🧬


Vous avez dit redondance? La nature a voulu cette redondance, permettant à plusieurs séquences de synthétiser la même protéine. De la sorte, l'organisme porteur du code peut résister à un premier niveau de mutation, tout en demeurant pleinement fonctionnel (mais avec un groupe de codons en moins).


En réaffectant les deux codons surnuméraires, il est possible de générer des nouvelles séquences génétiques, conduisant à la production de nouvelles protéines, et donc de nouveaux organismes.


☣️ DANGER ! Toutefois, il manquera à cet organisme la #redondance du codon d'arrêt. Se posera alors la question de ce qu'il faut faire en cas d' #emballement génétique... Un organisme sans codon pourrait ne plus s'arrêter de produire sa protéine. Sympathique si elle est utile. Mais douleur si elle est mortelle.


Un monde risqué: ⚖️ Il y a encore une semaine j'invoquais un moratoire des 🤖IA pour développer des verrous de loyauté. Mais aujourd'hui le risque a évolué. 🤔

Et je crains qu'on n'ai pas gagné au change!


Ariel Dahan pour 2Kismokton le 4/03/2025

jeudi 27 février 2025

Requiem pour la femme adultère – Test de causalité

Petit test de causalité : Comment jugerez-vous la situation?


En des temps pas si lointains dans une contrée semblable à la nôtre, une femme était mariée à un homme très jaloux à la barbe rousse, qui menaçait de la tuer si elle le trompait. (C’était permis alors…).

Ils habitaient sur une île sur un fleuve au courant impétueux. Personne ne survivait à un bain dans le fleuve. Pour se rendre à terre il fallait emprunter un bac, payant (2 sous) ou le pont, gratuit.

Sur le pont, un fou meurtrier sévissait un jour sur deux à la tombée de la nuit, heure où le garde du pont s’en va. Prendre le pont c’était s’exposer à un risque de mourir de 50%.

Cette femme avait un amant, de l’autre côté du fleuve. (D’autres l’ont fait).

Un jour que son mari était parti pour la journée, elle voulut rencontrer son amant. Mais elle n’avait que 3 sous sur elle. Elle ne pourrait pas revenir avec le bac. Elle alla quémander un sou à sa sœur, qui le lui refusa (elle la jalousait depuis le début et aurait bien pris sa place auprès de son époux).

Elle implora sa bonne de lui prêter un sou, mais sa bonne n’avait pas été payée, outre qu’elle refusait de désobéir à son maître (c’était une autre époque).

Elle décida donc qu’elle reviendrait par le pont, en plein jour. Il suffirait de revenir plus tôt. Elle prit le bac, paya ses 2 sous, et passa une folle journée avec son amant. Puis vint l’apaisement des ébats. Elle se souvint qu’elle devait rentrer chez elle. Horreur et stupéfaction ! Le jour fuyait ergo la nuit commençait à tomber. Elle ne pouvait plus traverser le pont sans risque. Elle devrait prendre le bac mais n’avait plus assez d’argent pour traverser !

Elle supplia son amant de lui avancer cette somme pour ne pas risquer de prendre le pont, ou risquer d’être tuée par son mari. Refus net de son amant : Elle n’avait qu’à rester chez lui, et avouer à son mari son amour adultérin, ou prendre le pont et courir le risque du tueur maniaque.

Voyant le jour tomber et craignant que son mari ne découvre ses frasques el la tue, elle alla voir le passeur, lui demandant crédit de 1 sou et promettant de lui rembourser avec intérêts. Làs ! le passeur est fonctionnaire. Il ne fait pas crédit. Pas d’argent ? Pas de bac. Qu’elle prenne le pont !

Elle hésita à traverser à la nage, mais le courant impétueux et la nuit tombant rendait inconcevable cette traversée, si tant est qu’elle eu su nager, ce qu’elle ignorait.


Ne lui restait donc que le pont, auquel elle se résolu en définitive. Arrivant sur le pont la nuit était bien avancée. Elle rencontra le maniaque fou du pont, qui l’attrapa sauvagement, la souleva et la jeta du pont dans le fleuve impétueux. On retrouva son corps inerte dans la boucle du fleuve en contrebas.

Une enquête s’ouvrit.

Le médecin légiste conclut à une mort par cause naturelle (noyade) probablement induite par un geste criminel. 

On arrêta le maniaque du pont et le passa à la question. Après moultes chocs bien processuels il reconnut les faits, expliquant qu’il ne pouvait pas s’en empêcher, et qu’elle savait bien ce qu’elle voulait, l’autre s….e. 

Il fut à nouveau passé à tabac, mis aux fers et jeté dans un cul de basse fosse dont il ne sortirait que pour être jugé avant d’être pendu, écartelé et noyé comme le prévoyait la loi d’alors (c’était le bon temps !).


Le Sénéchal réunit tout le monde, leur demandant ce qu’ils savaient.

Le mari dit qu’il avait expliqué à sa femme les risques du pont, qu’il lui avait interdit de prendre un amant et qu’il l’aurait tuée de ses propres mains s’il avait été au courant de ses actes. Elle n’avait donc eu que ce qu’elle méritait. Il n’avait plus qu’à épouser sa sœur.

La sœur fit l’éplorée. Si seulement son idiot de père avait accepté de leur apprendre à nager ! In petto elle prépara son mariage avec son beau-frère.

L’amant expliqua qu’il voulait que la femme avoue leur amour fou et quitte son dangereux mari. C’est pourquoi il ne lui avait pas prêté l’argent nécessaire au bac.

Le passeur expliqua qu’il n’avait pas le droit de faire crédit, son statut de passeur d’eau le lui interdisant strictement. Si ça pose problème à quelqu’un y’a qu’à changer la loi !

La femme ne pouvait plus rien dire. Elle aurait pourtant expliqué qu’elle s’est sentie contrainte dans ses choix et qu’elle n’avait aucune option sécuritaire. 

L’association féministe locale (si !) commença à manifester pour réclamer des ponts « genrés », réservés aux femmes, et des cours de natation, imputant la mort de celle-ci au patriarcat, aux cochons d’hommes qui ne pensent que sous la ceinture et aux pères qui refusent d’apprendre aux femmes à nager.

Les médias s’emparèrent du dossier. 

« Femmes et Société » fit sa une sur la société patriarcale et ces maris qui tuent leurs épouses. 

« Foi et joie » fit son papier sur l’interdiction divine du 6ème commandement (tu ne convoitera pas la femme de ton prochain, ni son âne) et le mal intrinsèque de l’adultère.

« Le Soir » appela à lyncher le passeur d’eau, pour non-assistance à personne en péril. Après tout, un fonctionnaire ne doit-il pas protéger les citoyens ?

«  Le Petit Travailleur Tranquille » défendit corps et âme le passeur d’eau. Le statut interdit de faire crédit. Point Barre !

« Chasse Pêche et Traditions » présenta tous les articles d’auto-défense utilisables par une femme, et des cours de formation destinées aux femmes qui passent le pont.

« Sports aquatiques » publia une liste des kayaks gonflables à petit prix pour traverser le fleuve impétueux.

« Un Pont Trop Loin » expliqua que le pont était hors normes ses garde-corps étant notablement trop bas, de 10 cm, et que nombreux avaient alerté l’Etat sur cette situation. Combien faudrait-il de morts avant qu’on réhausse les garde-corps ?

« Sociologie » s’interrogea sur les dérives d’une société où les femmes sont contraintes de tromper leurs maris et de se mettre en danger la nuit. L’article concluait aux mérites de l’Union Libre, et appelait à la création de lupanars publics à coût réduit, pour répondre au besoin social de l’adultère.

« Psychologie Today » constata que la femme mariée est soumise à la violence du mâle et que le geste de cette femme était un passage à l’acte suicidaire qui devait être interprété comme un appel au secours.

« l’International Revue of Psychiatrie » fit un numéro spécial sur la schizophrénie, la difficulté de dépister et soigner les maladies mentales et l’indigence de la psychiatrie dans notre société moderne.

« Philosophie Magazine » expliquait que la société induisait une relation de violence patrimoniale entre les individus et que les femmes étaient protégées contre leur grès, ce qui occasionnait des difficultés de convergence de vue entre le mari surprotecteur et possessif, la femme qui aspire à la liberté, l’amant qui aspire à la possession et le maniaque qui n’aspire à que dalle :

Leibnitz tint une conférence sur la causalité, prenant en exemple cette femme adultère et expliquant que si elle et son amant avaient eu une sexualité plus débridée leurs ébats se seraient arrêtés plus tôt et elle eut pu traverser le pont de jour ce qui eut évité qu’elle mourût !

Olympes de Gouge tint le même jour une conférence bien plus houleuse publiant sa déclaration des droits de la femme ; dans laquelle elle ajouta le droit à l’adultère.

Balzac en fit un roman, trouvant son titre dans la couleur rousse de la barbe du mari cocu.

Hugo en fit une œuvre complète sur la misère sociale des travailleuses du sexe…


Le Sénéchal convoqua tout ce monde dans le même procès devant vous.

Vous êtes juges.

- Désignez le ou les responsable(s) de ce fait divers ?

- Cherchez des complices éventuels.

- Qualifiez les faits pénalement

- Exprimez les responsabilités en termes de causalité, plus ou moins proche.


lundi 24 février 2025

C'était au milieu de la nuit

C’était au milieu de la nuit…  La différence entre l’ignominie et la guerre

Par Ariel Dahan


C’était au milieu de la nuit

Un homme vêtu de noir, encapuché, portant haut un bandeau vert, s’infiltrait dans un enclos. Il portait en bandoulière une arme de guerre AK47, deux bandes de chargeurs de munitions, des grenades, un couteau à la ceinture, et dans ses poches un stock de préservatifs. On lui avait promis des jeunes vierges de son vivant et il comptait bien en profiter.

 


Il arriva dans la maison et déclencha le feu, déchirant le silence et l’obscurité de l’explosion de ses grenades et de ses coups de feu, réveillant deux enfants roux, une mère et un père qui, obéissant à une injonction naturelle, s’est précipité hors de la maison pour sauver ses enfants. Ils l’ont capturé illico, le passant à tabac vigoureusement. 

L’inglorieux gazaoui drapé de la devise du Hamas sur le front (tuer les juifs, les chasser du Jourdain à la mer), s’apprêtait à violer la femme lorsque son chef, voyant l’intérêt politique que représentent une mère et deux enfants à la chevelure de feu, ordonna de les capturer. Ont-ils été molestés ? Certainement. Les vidéos prises par ses camarades en attestent. Elle n’est pas heureuse. Elle se laisse faire pour protéger ses deux enfants, Ariel, 4 ans, et Kfir, 9 mois.

Frustré de n’avoir pu violer personne, et le chibre gonflé par l’odeur de la poudre noire, le gazaoui se retourna vers une autre victime, prise vivante dans une soirée appelant à la paix entre Israël et Gaza… Cruelle ironie de la vie, c’est ceux qui revendiquaient la paix avec Gaza que les gazaouis vont rafler, violenter et tuer. Il choisira la plus emblématique des victimes, celle faiblement vêtue de vêtements légers en hommage à la paix, reconnaissable à ses tatouages sur les bras. Et il la violera comme jamais il n’avait connu de femme, allant jusqu’à lui briser les hanches et probablement un genou. Il laissera Shani dans la benne d’un pick-up, la confiant à un ami qui s’assoira sur elle, les jambes disloquées dans une position impossible. On ne retrouvera d’elle un morceau de son crâne, preuve de la violence de son trépas.

Dans sa folle journée il déchargera, outre sa semence maudite, moulte chargeurs d’AK45 et ses grenades. Ne pouvant plus utiliser d’armes à feux, il sorti son poignard et égorgea les juifs qui avaient réussi à se cacher. Pour jouer un peu, il mutila vivant certaines femmes, leur coupant les seins après les avoir violées, et avant de les tuer. Montant encore dans la folie, il éviscéra vivante certaines femmes enceinte, retirant les enfants de leur mère encore vivante. Aidé de ses amis il démembrera à la hache ou du tranchant de la pelle une partie des civils rencontrés. Son délire alla jusqu’à mettre des nourrissons dans le four de leur famille pour les tuer dans une logique historique qui n’échappera à personne.

Au climax de son ignominie, il appela sa mère pour se féliciter. Il était fier le bougre !

« Maman, j’ai tué des juifs ! ». 

Sa mère, fière de la réussite de son éducation de la haine du juif, l’a béni sans réserves.


C’était au milieu de la nuit.

L’homme qui a l’habitude d’être réveillé au milieu de la nuit dormait. Il n’a pas été réveillé. Pour cause. Les militaires qui devaient lancer l’alerte ont été les premiers tués par les gazaouis infiltrés derrière la ligne de défense de la frontière de Gaza, depuis des tunnels qui s’enfoncent sous la terre largement au-delà des 10 m de profondeur du mur de protection. Le ministre de la Défense israélien n’était pas réveillé. Il ignorait que son pays était en train d’être envahi par le seul peuple qui n’a qu’une seule vocation politique : la destruction d’Israël ; 

75 ans après la création d’Israël et la création d’une ligue Arabe fusionnant les armées libyenne, égyptienne, saoudienne, jordanienne, syrienne, et libanaise, plus de 165 000 soldats dépêchés par leurs pays pour chasser les juifs et les jeter à la mer, et empêcher l’arrivée des réfugiés de guerre, le refus de la ligue Arabe de reconnaître la Palestine, 10 plans de paix refusés, 4 générations de culture de la mort et de la haine du juif, des milliards de Dollars investis pour développer les populations civiles, détournés pour en faire des infrastructures de guerre, transformant les tuyaux d’irrigation supposés apporter la vie en missiles porteurs de mort, un revirement inespéré de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis permettait de signer les « Accords d’Abraham ». Le ministre de la Défense Israélienne, comme tous les israéliens, pensait qu’une paix allait enfin devenir possible avec son voisin Gaza. Il dormait.


C’était au milieu de la nuit.

Un entrepreneur israélien avait investi dans une chaine de production dans le territoire de Gaza, et s’apprêtait à créer des emplois gazaouis pérennes et une source de financement locale stable. Sa fille était partie danser au festival NOVA pour la paix. Il a été réveillé en plein sommeil paradoxal par sa fille qui l’appelait en hurlant de peur. Elle était sur le point de mourir, assaillie avec ses amies par des monstres aux formes humanoïdes, des assaillants qu’on appelle encore « hommes » en raison de leur ADN similaire au notre, mais qui avaient renoncé à leur humanité. Elle exprimait ses dernières pensées d’amour pour son père.


C’était au milieu de la nuit, le 7 octobre 2023.

Dès le lendemain, 8 octobre, dans une conjonction jamais vu jusqu’à ce jour, des centaines d’actes antisémites ont été commis dans tous les pays du monde.


C’était au milieu de la nuit

Le 27 octobre 2023 l’Armée israélienne entrait dans Gaza avec deux objectifs prioritaires : Arrêter les 6000 gazaouis qui ont envahi Israël, tué 1205 civils et capturé 251 civils en otage, et Récupérer les 250 otages. Et un objectif secondaire : Eradiquer les membres du Hamas, mouvement militaire génocidaire à vocation exclusivement anti-juive.

Ils ont avancé sous les feux croisés des combattants du Hamas, parfois porteurs de l’uniforme Noir au bandeau vert, parfois habillés en civils gazaouis, parfois protégés dans des immeubles civils ou des véhicules de l’UNWRA. Ils ont avancé ouvertement. Non cachés. Ils ont envoyé des tracts aux gazaouis pour leur demander d’évacuer les immeubles qu’ils allaient bombarder. Ils ont appelé les retardataires au téléphone. Ils ont pris des risques incroyables pour préserver les civils.

Ils ont avancé pas à pas dans les décombres, dans les souterrains de Gaza s’enfonçant de plus en plus profondément, jusqu’à 60 m sous terre, profondeur inédite. Ils ont mis leur vie en jeu pour sauver leurs otages. 600 d’entre eux sont morts pour libérer un très petit nombre d’otages, et arrêter certains membres du Hamas qui ont accepté de se rendre.


C’était au milieu de la nuit

Dans le silence des tunnels du Hamas, dans la poussière des décombres, les enfants gazaouis étaient maintenus de force pour protéger des monstres qui revendiquent de s’abriter derrière le ventre de leurs femmes. De tous les peuples en guerre, le peuple gazaoui est le seul qui n’a pas pu fuir les zones de combat, puisqu’il était pris en otage par sa propre armée, et qu’il était tué par les assassins du Hamas s’il tentait de s’enfuir ;


C’était au milieu de la nuit

Dans le silence des tunnels du Hamas le plus jeune otage du monde, Kfir, a été tué à mains nues, rejoignant son frère Ariel et sa mère Shiri dans une mort solitaire et abominable.


C’était au milieu de la nuit

Dans la fureur d’une mise en scène indigne, le père de ces malheureux était libéré et ses geôliers lui souhaitaient de retrouver vite ses enfants et sa femme.


C’était au milieu de la nuit.

Dans l’ignominie d’une mise en scène encore plus indigne, les dépouilles mortelles de Kfir et Ariel ont été restitués à Israël, la dépouille de leur mère étant retenue et remplacée par celle d’une inconnue.

Cette mise en scène était tellement indigne qu’elle a fait réagir le Grand Mufti d’Arabie Saoudite, qui a publié un message rappelant que l’Islam interdit ces comportements. C’est important de le rappeler. Les guerres de religion ne sont jamais menées au nom des religions, mais dans l’intérêt des monstres qui se cachent derrière les civils.


L’innommable et l’indicible se produisent souvent au milieu de la nuit. 

La justice se rend en plein jour.

Espérons.


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